mardi 24 janvier 2012

ALCATRAZ : doit on se laisser emprisonner ?


-Critique des deux premiers épisodes-

Alcatraz, nouvelle série produite par le nabab de la série Monsieur Alias-Lost-Fringe-J.J Abrams raconte l'histoire de 302 prisonniers et gardiens disparus de la célèbre prison en 1963 et réapparaissant de nos jours sans avoir vieilli et sans aucunes explications.
Dès la lectures du pitch, on le sait : Alcatraz va faire travailler nos cellules grises. Des prisonniers qui réapparaissent dans des conditions surnaturelle, des cliffhangers de la mort, des flashbacks, le tout sur fond de conspiration sans oublier le délicieux jeu du "who's bad ? who's good ?" et vous obtenez tous les ingrédients d'une série qui vous gardera prisonniers jusqu'à la résolution de l'intrigue.
Mais pas de panique, ceux qui ont été échaudés par Lost et qui ont cessé de suivre Fringe devenue trop "compliquée" n'ont pas été oubliés. En effet, si l'aspect feuilletonnant est bien présent, la série est également un cop-show redoutablement bien conçu : chaque épisode se concentre sur la réapparition d'un nouveau prisonnier qu'il faudra traquer et mettre hors d'état de nuire. Ceux qui loupent un épisode ou le regarde en mitonnant leur boeuf-mironton peuvent ainsi suivre sans peine la série puisque chaque semaine c'est une nouvelle intrigue qui est développée.
C'est sur ce point que Alcatraz est très forte : proposez chaque semaine une intrigue haletante et bien ficelée tout en construisant barreau après barreau une mythologie forte et intrigante qui enferme le spectateur dans la dépendance, revenant semaine après semaine pour enfin connaître le pourquoi du comment.
Ajoutez à cela un casting plus que réussi mené par un Sam Neil énigmatique à souhait, un Jorge Garcia touchant que l'on prend plaisir à retrouver et une Sarah Jones efficace et vous obtenez une série qui a coup sûr vous tiendra en haleine tout au long de la saison..
Alors oui, succombez, laissez vous enfermer à Alcatraz et découvrez les mystères que nous a concocté cette prometteuse série.

Séb

dimanche 22 janvier 2012

Hung met le paquet



Nombre de saisons : 3
Nombre d'épisodes : 30
Créateurs : Dmitri Lipkin & Colette Burson
Année de première diffusion : 2009
Format : 28mn
Chaîne de diffusion : HBO
Chaîne de diffusion française : Orange Cinémax
Casting : Thomas Jane, Jane Adams, Rebecca Creskoff... 
Etat : Annulée en 2011


Le pitch: Ray Drecker, un entraîneur de basket de lycée, vient de se faire larguer par sa femme et ses deux enfants sont monstrueux. Le portefeuille vide mais le caleçon bien rempli, il tente une reconversion et devient gigolo dans l'espoir de jours meilleurs. 

Après une première saison d'installation, une seconde de transition, un peu molle du slip, cette troisième saison s'impose et invite la femme à en faire de même.  
Et oui, paradoxalement, dans une série sur une grosse queue, c'est la femme qui porte la culotte. Ce sont elles les macs qui vendent le corps de l'homme devenu objet de plaisir. Avec le "wellness center" ouvert par Tanya, mac de Ray, les femmes sont invitées à assumer leur désir et à revendiquer sans honte leur sexualité. L'homme, lui, n'a plus qu'à disposer. Livré en 30 minutes sur le pas de la porte, il se doit d'assouvir tous les fantasmes de ces dames qui n'hésitent pas à le malmener. On retrouve d'ailleurs dans cette saison une cliente symbole de cette domination, une policière dont le jeu sexuel est de poursuivre Ray et de mimer une arrestation plutôt musclée. 

Bon, ne brûlons pas nos soutiens-gorge trop vite non plus... Cette libération sexuelle de la femme est encore vue par le bout d'une lorgnette quelque peu machiste. Certes, ces dernières font appel au service de prostitués, mais c'est souvent parce qu'elles se sentent frustrées, bafouées dans leur sexualité, et non par pur consumérisme ou simple envie de sexe bestial et sans lendemain. Il arrive même souvent que certaines clientes tombent amoureuses et tentent de retenir le gigolo dans leurs filets (incorrigibles romantiques que nous sommes!).  La femme est un peu folle, voire complètement hystérique, très sensible et se montre parfois faible. 
Mais doutes, manque de confiance, sensibilité sous-jacents à une force de caractère et une combativité, c'est au final un portrait psychologique très juste que nous dépeint Hung. 

Par-dessus tout ce qu'on apprécie dans cette série, c'est l'absence de morale. Si vous vous attendez à pénétrer dans les coulisses d'un Zone Interdite spécial "Ils vendent leur corps pour faire survivre leurs enfants clandestins", passez votre chemin. Ici, la prostitution prend des allures bon enfant. Ce n'est rien d'autre qu'une petite start-up montée entre potes lors d'une soirée un peu trop arrosée. Il n'y a dans Hung ni jugement de valeur, ni regard critique, juste un tableau de la middle-class américaine qui serre les dents et a envie de s'en sortir. Peu importe la manière. 

Drôle, juste, sexy, si ce n'est pas déjà fait, (déshabillez-vous et) sautez immédiatement sur cette série! 


Note: 15/20
Lucie

samedi 21 janvier 2012

How To Make It In America : croquez la Big Apple

-Saisons 1 & 2-

NOMBRE DE SAISONS : 2
NOMBRE D’ÉPISODES : 20
CRÉATEUR : Ian Edelman
ANNÉE DE PREMIÈRE DIFFUSION : 2010
FORMAT : 26mn
CHAÎNE DE DIFFUSION US : HBO
CHAÎNE DE DIFFUSION FR : Orange Cinémax
CASTING : Bryan Greenberg, Victor Rasuk, Luis Guzman, Lake Bell
ETAT : Annulée en 2011

L'HISTOIRE : Les destins croisés de 5 jeunes new-yorkais qui tentent de réussir dans les affaires.

L'AVIS DE SÉBASTIEN : Présentée comme "l'Entourage de la côte est", How To Make It In America se distingue de sa grande-soeur angeline (et oui, les habitants de Los Angeles sont appelés les Angelins en France, comme quoi, on en apprend tous les jours !) par des personnages tous aussi bien développés là ou Entourage suivait le parcours de Vince Chase et de son "entourage". Ici, chaque destin est minutieusement tracé, croisant  celui des autres mais suivant finalement sa propre trajectoire, nous emmenant avec lui dans les rues de la Big Apple. Nous nous attachons rapidement a ces personnages cherchant à se faire une place au soleil, cherchant leur voie avec plus ou moins de succès, prenant des bonnes et des mauvaises décisions. Chaque personnage est assez différent des autres pour que chacun puisse s'identifier à l'un, détester un autre, se réjouir de la réussite de l'un, être déçu par la bêtise d'un autre. Epaulés par se savoureux seconds rôles (merveilleuse Martha Plimton en décoratrice un peu dingo), tous les personnages incarnent à leur façon une tranche de vie new-yorkaise
Car New-York n'est pas seulement un décor pour cette série, elle est un personnage à part entière qui interagit avec les personnages. Un personnage que nous découvrons peu à peu au fil des épisodes sous un jour nouveau.
Dès le générique et aidée par une bande originale d'enfer qui, a coup sûr, remplira votre Ipod, la série nous emmène dans les méandres de NYC, nous montrant une autre facette de la mégapole en nous faisant visiter aussi bien Brooklyn que Manhattan ou le Bronx.
Un peu longuette au début, How To Make It s'avère être finalement une série fraîche, drôle mais aussi désenchantée et bien plus sombre qu'elle ne paraît et ses 20 épisodes divisés en deux saisons se dégustent comme autant de cocktails tous plus savoureux les uns que les autres.
Alors, prenez votre billet et partez découvrir une partie de la vie new-yorkaise en compagnie de Ben, Cam et René et, comme moi, espérez que la série annulée par HBO cet hiver trouve une nouvelle chaîne pour être diffusée.


NOTE : 14/20

lundi 16 janvier 2012

Golden Globe Awards 2012 : Les résultats en images



Meilleure série dramatique: 


American Horror Story
Boardwalk Empire
Boss
Game oh Thrones
Homeland


Meilleure actrice de série dramatique: 


Claire Danes pour Homeland 
Mireille Enos pour The Killing
Madeleine Stowe pour Revenge
Julianna Margulies pour The Good Wife
Callie Thorne pour Necessary Roughness



Meilleur acteur de série dramatique: 


Bryan Cranston pour Breaking Bad
Damian Lewis pour Homeland
Steve Buscemi pour Boardwalk Empire
Kelsey Grammer pour Boss
Jeremy Irons pour The Borgias 


Meilleure comédie: 


Enlightened
Glee
New Girl 
Modern Family

Meilleure actrice de comédie: 


Zooey Deschanel pour New Girl
Laura Dern pour Enlightened 
Tina Fey pour 30 Rock
Amy Poehler pour Parks and Recreation

Meilleur acteur d'une comédie: 


Alec Baldwin pour 30 Rock
David Duchovny pour Californication

Meilleure actrice pour un second rôle:


Sofia Vergara pour Modern Family
Evan Rachel Wood pour Mildred Pierce
Maggie Smith pour Downton Abbey
Jessica Lange pour American Horror Story
Kelly MacDonald pour Boardwalk Empire



Meilleur acteur pour un second rôle:


Eric Stonestreet pour Modern Family
Tim Robbins pour Cinema Verité
Peter Dinklage pour Game of Thrones
Paul Giamatti pour Too Big to Fail
Guy Pearce pour Mildred Pierce



Meilleure mini-série ou film:


Cinema Verité
Downton Abbey
Too Big To Fail
Mildred Pierce
The Hour


Meilleure actrice pour une mini-série ou téléfilm:


Kate Winslet pour Mildred Pierce
Emily Watson pour Appropriate Adult
Diane Lane pour Cinema Verité
Romola Garai pour The Hour
Elizabeth McGovern pour Downton Abbey

Meilleur acteur pour une mini-série ou téléfilm:


Dominic West pour The Hour
Idris Elba pour Luther
William Hurt pour Too Big to Fail
Bill Nighy pour Page Eight
Hugh Bonneville pour Downton Abbey


jeudi 12 janvier 2012

Workaholics : à consommer sans modération



-Saisons 1 & 2 -


NOMBRE DE SAISON : 2
NOMBRE D’EPISODES : 20
CREATEURS : Blake Anderson, Adam DeVine, Anders Holm
ANNEE DE PREMIERE DIFFUSION : 2011
FORMAT : 20mn
CHAINE DE DIFFUSION US : Comedy Central
CHAINE DE DIFFUSION FR : -
CASTING : Blake Anderson, Adam DeVine, Anders Holm, Jillian Bell
ETAT : En production

L’HISTOIRE : Trois jeunes hommes tentent de concilier leur travail avec leur vie quelque peu alcoolisée.

L’AVIS DE SEBASTIEN : Charlie Chaplin, Louis de Funes, Raymond Devos : si vous aimez l'humour subtil, léger et bigarré, passez votre chemin, Workaholics préfère l'humour bien gras qui tache.
Pas jojos, pas fut'fut, un peu cracras mais terriblement drôles et attachants, Blake, Adam et Anders sont trois jeunes gens refusant de grandir et vivant encore comme trois adolescents. Seulement voilà, ils sont loin de vouloir vivre d'amour et d'eau fraîche mais plutôt de porno et d'alcool, il faut donc pour se payer cela travailler, ils se trouve donc un job de vendeurs par téléphone.
Nous nous retrouvons tous plus ou moins à travers ces trois adulescents préférant aller se faire un barbecue sur le parking plutôt que d'aller au bureau, ou en tous cas nous aimerions nous retrouver en eux. Ils représentent la part de sales gosses que nous avons plus ou moins profondément enfouie en nous pour devenir des "adultes responsables". Régressive autant que jouissive, cette comédie avec son humour potache fait perdurer la part d'ados attardés que nous avons gardés : picoler, jouer aux jeux vidéos, mettre a exécution  les idées à la con qui nous passent par la tête, nos trois workaholics illustrent le syndrome de Peter Pan qui nous habite. Si le pays imaginaire n'est plus peuplé de pirates et d'indiens, il n'en reste pas moins un pays où l'on de grandit pas et où on ne s'ennuie jamais ce qui n'est pas si mal.
Alors, Workaholics n'est peut etre pas la série la plus fine qui soit mais elle a le mérite, le temps d'un épisode, de nous faire régresser et redevenir les ados insouciants que nous étions. Get Stupid !

NOTE : 13/20

jeudi 22 décembre 2011

J-365 : Les séries qu'il faut avoir vu avant l'apocalypse.

Et s'il ne nous restait qu'un an à vivre ?
Si l'on en croit les Mayas, Nostradamus et autre Légende de Quézac, il serait temps de nous poser sérieusement la question. Et oui depuis aujourd'hui - tic tac - le compte à rebours à commencé.
Alors nous, chez Séries-graphie on a décidé, juste au cas où, d'accomplir notre B.A qui nous l’espérons de tout coeur nous évitera l'enfer et la damnation, en vous dévoilant les séries qui selon nous, doivent avoir été vues durant cette vie . Voici donc le palmarès que nous vous avons concocté des séries à avoir vu avant de croiser les cavaliers de l'Apocalypse. 12 mois restant, 12 séries, pour ne pas mourir bête. 12 séries encore en production, 12 petites merveilles à déguster avant que ne sonnent les trompettes funestes. Merci qui ?






DEXTER

L'histoire : Un médecin médico-légal devient serial-killer lorsque vient la nuit. Mais attention, il ne tue pas n’importe qui : seulement les méchants !
Pourquoi il faut l'avoir vue ? Parce que Dexter est (ou a été c’est selon…) l’une des séries les plus inventives et addictive de tous les temps. Et parce qu’après avoir vu ce qui vous attend si vous passez sur la table de Mister Morgan, la fin des temps vous semblera une mort douce et chaleureuse !



THE BIG BANG THEORY 

L'histoire : Une bande de gros geeks passe sa vie à bouquiner des comics et à mater des rediffs de Star Trek.
Pourquoi il faut l'avoir vue ? Bon vu comme ça, ça n'a pas l'air d'être la série du millénaire. Mais le thème détone d'avec les sitcoms habituelles et c'est un vrai petit bijou d'humour. Alors, une bonne tranche de rigolade avant de mourir, ça n'a jamais tué personne. Et puisque tout a commencé avec le Big Bang, tout devra sombrer avec The Big Bang Theory...



BREAKING BAD

L'histoire : Un père de famille, prof de chimie de profession, apprend qu’il est atteint d’un cancer. Voulant mettre les siens à l’abri du besoin,  il décide de fabriquer des métanphétamines avec l’aide d’un ancien élève.
Pourquoi il faut l'avoir vue ? Pour voir au moins une fois dans votre vie ce qu’est une performance hallucinante : celle de Bryan Cranston qui campe avec maestria ce « desperate husband » désabusé. Parce que Jésus se foutra de votre gueule si vous lui dites que vous aimez les séries mais que vous n’avez pas vu le chef d’œuvre qu’est Breaking Bad. Et parce qu’il est tellement plus doux de se dire que, finalement, après tout ce qu’on a pu vous dire, bah c’est pas le cancer qui vous aura tué !



LES SIMPSON :

L'histoire : La vie de la famille la plus déjantée et la plus drôle d’Amérique.
Pourquoi il faut l'avoir vue ? Parce que vous ne voulez pas passer « de l’autre coté » en étant le seul humain à ne jamais avoir regardé Les Simpson LA série culte parmi les séries cultes. Parce que les bouffonneries d’Homer vous feront oublier votre condition de pauvre mortel et que cette série est sans doute la plus drôle de tous les temps. Et parce que si il y a une certitude a avoir dans ce monde, c'est que les Simpson ont résisté à tout alors pourquoi pas à l'apocalypse ?




FRINGE :

L'histoire : La Fringe-Division est appelée à la rescousse dès qu'un cas étrange est signalé.
Pourquoi il faut l'avoir vue ? Puisqu'on va tous trépasser, plus de raison de ne pas regarder Fringe : peu importe les rides qui vous couvriront le visage à force d'essayer de comprendre la mythologie gigantesque qu'aura su tisser Fringe saison après saison, vous n'aurez plus à vous soucier de l'addiction mortelle qu'elle provoque et vous n'aurez plus peur lorsque vous verrez un dirigeable dans le ciel ! Et parce qu'on sait jamais : un sphinx peut bloquer l'accès au paradis, vous serez alors bien content d'avoir fait travailler vos méninges grâce a cette fabuleuse série.



MAD MEN :

L'histoire : Une agence de publicitaire en plein coeur du Manhattan des années soixante où secrétaires et patrons gominés, fument clope sur clope, descendent des litres de whisky et font l'amour entre deux machines à écrire.
Pourquoi il faut l'avoir vue? Parce que Mad Men a été la révolution télévisuelle de ces cinq dernières années. Sur-récompensée, imitée de toute part, elle est LA série à avoir vu. Sa photographie léchée, ses acteurs, sa fidélité historique, nous laissent cois. Espérons juste que Don Draper ne meurent pas d'une cirrhose avant nous.


SKINS (U.K) :

L'histoire : La vie plus ou moins bien remplie d’adolescents en pleine crise.
Pourquoi il faut l'avoir vue ? Parce que Skins aura tout simplement révolutionné la série adolescente loin des clichés du genre qu’a voulu imposer Beverly Hills. Parce qu’au fil des saisons, plus ou moins réussies, on se sera attaché à ces « gueules », on aura voulu mettre une trempe à ces morveux, on aura presque envié leurs emmerdes. Et parce que même dans l’au-delà, nous regretterons ce temps perdu, ces beuveries, ces fous rires, ces larmes, cette vie, tout simplement.



GOSSIP GIRL :

L'histoire : Ils sont jeunes, beaux, très riches et ils vivent à New-York où une mystérieuse blogueuse poste tous leurs faits et gestes les plus honteux.
Pourquoi il faut l'avoir vue ? Parce qu'on a beau se moquer de nos grands-mères pendues aux Feux de l'Amour depuis 27 ans, Gossip Girl nous emmène sur la même pente glissante de l'addiction. On aura du coup pas le temps de savoir si dans 15 ans on suivra toujours les histoires de Nate et Serena en tricotant des sous-pulls Damart, mais au moins on pourra avoir un sacré débat avec St Pierre pour savoir qui a mis Blair en cloque.



WEEDS :

L'histoire : Une mère de famille, veuve, gagne sa croûte en vendant de l'herbe.
Pourquoi il faut l'avoir vue ? Tout d'abord, parce qu'on a bien le droit de se rincer l'oeil en regardant la plastique de Nancy avant de mourir. Ensuite, parce que Weeds est un petit délice à savourer sans modération puisqu'il change de goût au fil des saisons. Et parce que grillant en enfer pour l’éternité, vous serez bien aise quand vous vous souviendrez de ce petit vent de fraîcheur que vous apportait cette série tous les étés.




DESPERATE HOUSEWIVES :

L'histoire : Quatre (voire cinq, voire six) femmes au foyer s'ennuient dans leur bourgade aux allures d'un studio Disney. Entre meurtres, suicides et trahisons, les Desperate Housewives, pimentent leur vie de ragots.
Pourquoi il faut l'avoir vue ? C'est indéniable, DH a largement contribué à la révolution des séries qui s'est opérée cette dernière décennie. Les aventures rocambolesques de ces femmes au foyer sont des incontournables. En plus on a de la chance, la dernière saison est diffusée cette année. Encore un peu et Marc Cherry l'aurait emporté au Paradis...


GREY'S ANATOMY

L'histoire : L'histoire du Seatle Grace, magistral hôpital qui abrite des médecins et des cas bien particuliers. 
Pourquoi il faut l'avoir vue ? Parce qu'au fond de nous on a tous un gros coeur de guimauve prêt à fondre devant des monologues emprunts d'amertume et d'émotions comme devant un feu de camp. Alors, certes parfois on préférerait brûler dans les brasiers de l'Enfer, mais malgré le temps qui passe, malgré les clichés, Grey's Anatomy reste absolument délectable et se consomme sans modération. 


NURSE JACKIE

L'histoire : Jackie, une infirmière revêche droguée aux médocs et copulant avec le pharmacien le jour, se transforme en mère de famille et épouse attentionnée le soir.  
Pourquoi il faut l'avoir vue ? Cette histoire de Dr Jackie et Mr Hyde vous rappelle étrangement le fameux G. House? Pas faux. Jackie est sans foi ni loi et pourtant on s'y attache (tout comme à ses collègues un peu frappa-dingues mais tellement drôles). Incisive, mordante mais extrêmement persuasive et séduisante, vous ne devriez pas trop être déboussolés lorsque vous vous retrouverez devant Satan.

LUCIE & SEB

jeudi 15 décembre 2011

Golden Globe 2012 : Les nommés


La liste des nommés catégorie "séries" a été dévoilée pour la 69ème cérémonie des Golden Globes Awards qui auront lieu le 15 janvier 2012. Remis par les journalistes de la presse étrangère à Hollywood, les GGA récompensent les films et séries qui ont marqué l'année.
Parmis les nommés nous pouvons noter l'absence de séries telles que Breaking Bad, The Walking Dead, Sons of Anarchy, Dexter ou Fringe (John Noble, si tu nous entends on pense à toi) qui auraient largement mérité leur place mais bon ... De même la présence de Johnny Galecki (Leonard) à la place de Jim Parsons (Sheldon) pour représenter The Big Bang Theory peut paraître légèrement saugrenu (mais pas autant que la nomination de Glee alors que TBBT n'est pas nommé, je dis ça, je dis rien).

Donc, trêve de discutaillages,  voici la liste des nommés :

Meilleure série dramatique : 
American Horror Story
Boardwalk Empire
Boss
Game Of Thrones
Homeland

Meilleure actrice de série dramatique :
Claire Danes pour Homeland
Mireille Enos pour The Killing
Madeleine Stowe pour Revenge
Julianna Margulies pour The Good Wife
Callie Thorne pour Necessary Roughness

Meilleur acteur d'une série dramatique :
Bryan Cranston pour Breaking Bad
Damian Lewis pour Homeland
Steve Buscemi pour Boardwalk Empire
Kelsey Grammer pour Boss
Jeremy Irons pour The Borgias

Meilleure série comique ou musicale :
Enlightened
New Girl
Glee
Modern Family
Episodes

Meilleure actrice dans une série comique ou musicale :
Laura Linney pour The Big C
Zooey Descanel pour New Girl
Laura Dern pour Enlightened
Tina Fey pour 30 Rock
Amy Poehler pour Parks and Recreation

Meilleur acteur d'une série comique ou musicale :
Thomas Jane pour Hung
Johnny Galecki pour The Big Bang Theory
Alec Baldwin pour 30 Rock
David Duchovny pour Californication
Matt Le Blanc pour Episodes

Meilleur actrice pour un second rôle :
Sofia Vergara pour Modern Family
Evan Rachel Wood pour Mildred Pierce
Maggie Smith pour Downton Abbey
Jessica Lange pour American Horror Story
Kelly MacDonald pour Boardwalk Empire

Meilleur acteur pour un second rôle :
Eric Stonestreet pour Modern Family
Tim Robbins pour Cinema Verité
Peter Dinklage pour Game Of Thrones
Paul Giamatti pour To Big To Fail
Guy Pearce pour Mildred Pierce

Meilleur mini-série ou téléfilm :
Cinema Verité
Downton Abbey
Too Big To Fail
Mildred Pierce
The Hour

Meilleure actrice mini-série ou téléfilm :
Kate Winslet pour Mildred Pierce
Emily Watson pour Appropriate Adult
Diane Lane pour Cinema Verité
Romola Garai pour The Hour
Elizabeth McGovern pour Downton Abbey

Meilleur acteur mini-série ou téléfilm :
Dominic West pour The Hour
Idris Elba pour Luther
William Hurt pour Too Big To Fail
Bill Nighy pour Page Eight
Hugh Bonneville pour Downton Abbey

Faites vos jeux !

mercredi 14 décembre 2011

I Hate My Teenage Daughter : Je déteste les comédies à la con


-Critique du premier épisode-

Nouvelles venue dans le monde des sitcoms, I Hate My Teenage Daughter jouit d'un pitch plutôt simple(t) : Deux mères se rendent comptent que les filles qu'elles ont élevé sont des garces, les même que celles qui les martyrisaient lorsqu'elles-mêmes étaient au lycée.
Si le pilote de cette comédie est parsemé de quelques bonnes répliques et de la présence de la talentueuse Jaime Pressly (My Name Is Earl), l'épisode n'est simplement pas drôle voir casse-couilles. En effet, les couleurs sont criardes au possible, les gags grand-guignolesques sont tirés par les cheveux, répétés en boucle ("je n'ai pas mangé mon chaaaaaaaaaaat !") et le volume sonore atteint parfois le même nombre de décibels qu'un concert de joueurs de vuvuzelas : ça gueule à tout va ! Autant les personnages principaux que les personnages secondaires sont insipides, caricaturaux et pour tout dire détestables. Voilà le problème de centrer une série sur des personnages odieux : on finit vraiment par les haïr, ce qui est fâcheux quand on est sensé les suivre durant une vingtaine d'épisodes !
Alors, si I Hate My Teenage Daughter à quelques bons coté, avant de commencer, demandez vous s'ils valent la peine de s'infliger migraines, nausées voir crises d’épilepsie...

Séb

dimanche 27 novembre 2011

Borgia : Mon pape à moi, est un gangster



-Saison 1-


NOMBRE DE SAISONS : 1
NOMBRE D’EPISODES : 12
CREATEURS : Tom Fontana
ANNEE DE PREMIERE DIFFUSION : 2011
FORMAT : 52mn
CHAINE DE DIFFUSION FR : Canal+
CASTING : John Doman, Mark Ryder, Stanley Weber, Isolda Duchauk

L'HISTOIRE : L'accession au pouvoir du clan Borgia, famille puissante mais dissolue et enclin aux turpitudes.

L'AVIS DE SEBASTIEN : Le culte du cul et de la violence instaurée par nos amis américains en matière de série historique est bien respectée par Borgia, production franco-allemande qui reprend les recettes déjà utilisées pour Rome, Spartacus ou The Tudors. Ça baise, ça zigouille, ça complote, ça torture et on en redemande.
      Admirablement jouée mais piteusement doublée (la série a été entièrement tournée en anglais mais la vost n'est pour l'instant pas disponible), cette création de Tom Fontana à qui l'on doit déjà la série carcérale Oz jouit de décors somptueux et convaincants qui nous plongent dans les arcanes du Vatican du XVème siècle.
      Ne connaissant pas très bien la véritable histoire de la papauté de cette époque, je ne peux dire si la vérité historique est bien respectée. Cependant, le scénario semble assez crédible pour que l'on puisse regarder la série en se disant "Ouais, ok, je viens de passer 10h devant, mais au moins, j'apprend des trucs sur l'Histoire" et n'est ce pas finalement le plus important lorsqu'on regarde une série dite historique, nous déculpabiliser tout en nous divertissant ?
      Et puis, même si Borgia n'est pas un vrai cours d'Histoire, elle est en revanche une réelle réflexion sur le pouvoir, ses limites et ses excès. En situant l'action dans le Vatican du XVème siècle, les scénaristes peuvent en effet sonder les abîmes du pouvoir suprême : celui du pape, celui qui à tous les pouvoirs ou qui plus précisément croit avoir tous les pouvoirs mais qui se rend vite compte que pour conserver sa puissance il devra nager dans des méandres de complots, de politiques et de trahisons.
      L'autre aspect intéressant de cette série est sa dimension de chronique familiale au delà de la série historique. Après tout, les Borgia, sont une famille. Pas tout à fait comme les autres, certes, mais une famille quand même. Il a le patriarche qui tente d'assurer la postérité de la famille malgré les erreurs de ses enfants et sa propre envie de débauche, le fils préféré mais un peu con sur les bord, son frére jaloux, la soeur nunuche, la mère aimante qui essaie de protéger ses enfants et la belle mère prête à tout pour asseoir son pouvoir. 
      Alors, saluons, au delà du sang, du sperme et des larmes qui coulent tout au long de la série, un projet ambitieux et audacieux. Et félicitons cette production franco-allemande d'avoir réussi une série qui même si elle n'est pas parfaite tient largement la route.
      Allez en paix !

Note : 14/20   

dimanche 20 novembre 2011

Who's that guy ?

Ou l'importance du piston...
En ce soir grisou de novembre, l’envie me prend de rendre un hommage. Un hommage à ces hommes errants, à ces âmes solitaires et autodidactes : ces acteurs qui hantent nos séries. Car oui, de rôle récurrent  en apparitions furtives, certains roulent leur bosse de série en série affublés d'une étiquette qui leur colle à la peau. Un casting qui met en valeur l'inventivité des scénaristes et nie l'idée même de l'existence d'un réseau hollywoodien. 
  
Le gendre creepy as Hell
Tête inclinée à 30°, regard perçant, sourire glaçant. This is Kyle's style! 
Ayant connu son heure de gloire dans les 90’s en se voyant offrir le premier rôle de la très avant-gardiste et dérangeante Twin Peaks, Kyle Machlachlan n’est depuis plus que l’ombre de lui-même.  Voilà une décennie, qu’il cachetonne dans les dramas romantiques en mari idéal au brushing indécent, à la mère psychotique et au passé creepy. C’est dans Sex and The City qu’il est d’abord apparu. Très écossais, très impuissant, il fût le mari de Charlotte dans la saison 4. Puis, Kyle s'en est allé, voyant de la lumière dans les studios Desperate Housewives, il est entré et est devenu Orson, second mari de Bree. Enfin, usé et grisonnant, c’est dans le casting de la saison 6 d’How I Met Your Mother, où il jouait l'étrange Capitaine,  mari de Jennifer Morisson (elle aussi grosse squatteuse de série), qu’il a échoué l’année dernière, désireux probablement d’apporter un souffle djeuns à sa filmo.

 Le politicien obscène
Une personne s'est cachée dans ces deux photos, saurez-vous la retrouver? 

Semblant marcher dans les traces de son confrère, Kyle Machlachlan, John Slattery a lui aussi fait un passage éclair dans Sex and The City. Politicien, Carrie s’en était amouraché jusqu’à ce qu’elle découvre ses penchants scatophiles.  Il a ensuite fait irruption dans le casting de Desperate Housewives, dans un rôle de politicien là encore, fiancé de Gabrielle Solis. Enfin c’est dans Mad Men qu’il semble avoir trouvé sa place avec le rôle récurrent de Roger Sterling, co-fondateur de l’agence de publicité qui aime se taper une secrétaire entre deux verres de gin (à moins que ce ne soit l’inverse).
Ses autres apparitions: Maggie, Becker, Will & Grace, Ed, Saturday Night Live

Le Diable s’habille en Gucci
Pas la peine de mettre plusieurs
photos 
David Anders est un peu aux séries ce que Pitbull est au R’n B : il tape l'incruste partout. Avec ses cheveux blonds comme le soleil ses yeux bleus ciel et son air de ne pas y toucher, il est pourtant abonné aux rôles de grand méchant machiavélique. Alias, Heroes, Les Experts, Charmed, Deadwood, 24, Grey’s Anatomy, Lie to Me, Vampire Diaries, aucune série de la décennie n’y a échappé!

Le flic boulimique

Collègue d’Anders sur plusieurs plateaux, Greg Grunberg a lui aussi fait de nombreuses apparitions sur nos écrans ces dernières années. Agent bonhomme de la CIA dans Alias, bon gros flic télépathe dans Heroes, il a joué, le temps d'un épisode, dans Lost, Dr. House ou encore Monk.

The RIP guy 

La spécialité de Jeffrey Dean Morgan est d'être un homme mort. Défunt mari de Nancy Botwin dans Weeds, il n’apparaît dans la série que sur des vidéos de familles quelques fois visionnées par ses proches endeuillés. Père disparu des frangins de Supernatural, il n’est qu’un personnage de flashbacks. Son seul rôle vivant fût celui de Denny Duquette dans Grey’s Anatomy. Pas pour longtemps. Jouant un malade du coeur, il ne mit pas longtemps à trépasser et à revenir dans le casting sous les traits d’hallucinations hantant Izzie.

Quand je pense que tout accro des séries lambda a forcément dû passer plus de temps avec tous ces mecs réunis qu'avec ses propres amis...
Lucie